Carnet de voyage

OMETEPE…entre eaux et volcans


Préparation d’un week-end d’enfer


Pourquoi seulement 2 jours?


L’île d’Ometepe est sur ma bucket list depuis le tout début. Avant même d’arriver au Nicaragua, je savais que je voulais visiter cette île. J’en avais lu que du positif, une île au milieu du pays, sur un des plus grands lacs, le lac de Cocibolca. Et comme vous vous doutez, nous avons aussi regardé pas mal de reportages, comme à chaque fois que nous partons quelque part. Nous nous renseignons un maximum, nous cherchons les bons et les mauvais retours, quelques images, les choses à faire. Le plus difficile quand on fait cela, c’est de se garder une part de mystère et l’esprit assez ouvert pour nous faire notre propre opinion, et non celle transmise à travers les médias. 

Et pour tout vous dire, je trouve que l’on est assez doué pour ça. La preuve en est avec nos retours du Nicaragua. Nous avons entendu beaucoup de choses sur le Nicaragua avant d’y aller, surtout que nous y sommes allés à une période critique dans le pays. Et nos retours ne sont pas en adéquation avec ce que l’on a pu entendre, ou en tout cas en partie.

C’est ainsi que l´île d’Ometepe est sur ma liste depuis le début car j’en avais vu beaucoup de bien. Malheureusement, nous sommes déjà en avril et nous n’avons toujours pas eu le temps d’y aller. De plus, nous partons en juillet, c’est maintenant acté, même si on ne sait toujours pas où se fera notre rentrée! Alors, nous n’avons pas d’autres solutions que de nous y rendre seulement pour un weekend, car en réalité, travaillant dans l’administratif du lycée, je n’ai plus de vacances après celles de Pâques.

Pour ne pas perdre de temps, nous décidons d’y aller dès la fin avril, avant d’enchaîner mes 12 semaines non stop de boulot, surtout qu’il y a d’autres activités à faire sur ma bucket list (vous aurez remarqué, si vous nous suivez que nous n’aurons pas le temps ni l’occasion de tout faire malheureusement).

Il nous faut alors organiser ce we, à moindre frais, et de manière à profiter un maximum. Comme nous voulons partir lors de la seconde semaine de vacances du lycée, je sais que je termine tous les jours à 13h30. Du coup, nous pouvons avoir le dernier ferry de la journée, qui part vers 17h30 de mémoire. Maintenant, passons aux choses sérieuses!

 

Ometepe, une île au coeur du Nicaragua


        Ometepe est une petite île située au milieu du grand lac de Managua, au sud ouest du Nicaragua, avec une superficie de 276 km2 . Il est constitué de 2 volcans :

  • Le volcan Concepción, au nord de l’île, qui est actif.
  • Le volcan Maderas, au sud de l’île, sans activité, qui mène à la cascade de San Ramon.

Ometepe compte avec un écosystème très riche et varié. Nous pouvons y trouver une faune et une flore extraordinaire, el Ojo de agua, qui est une piscine naturelle absolument sublime, alimentée par une source d’eau naturelle.

Moyogalpa est la plus grande ville de l’île. Elle relie quotidiennement la ville de San Jorge, à l’ouest du lac, par ferry ou lancha. Il y a également une connexion de la ville de Altagracia sur Ometepe jusqu’à Granada, mais moins fréquente me semble t-il. Vous trouverez enfin une piste d’atterrissage sur l’île. Pour tout vous dire, je ne connais pas les prix des vols, car vu la distance à parcourir, nous ne nous sommes même pas posés la question!

         Pour aller sur l’île d’Ometepe, nous avons donc décidé très rapidement de prendre le ferry. Pour nous rendre à San Jorge de Managua, c’est assez rapide. Nous avons mis 1h30, en voiture. Quand vous arrivez à San Jorge, qui est juste après Rivas, vous ne pouvez pas louper le port, vous allez toujours tout droit, et vous arrivez droit dessus ! Sachez qu’il y a également des bus qui font le trajet jusque là.

Ainsi, quand vous arrivez au port, vous êtes devant un grand portail. Première chose, dirigez vous au guichet pour régler le droit d’entrée sur le site, même si vous êtes à pied. Honnêtement, ça ne va pas vous ruiner, il s’agit de régler 1$ par adulte. Vous devrez aussi régler, si vous êtes en voiture, le prix du parking surveillé. Comptez 70 cordobas la nuit, soit environ 2$. Comme vous le voyez, tout est bon marché. Ce n’est pas ce type de trajet qui va vous ruiner!

Parlons maintenant de la traversée en elle-même. Une fois à l’intérieur du site, nous attendons l’ouverture du guichet pour acheter nos billets de bateau. Il y a 2 types de bateaux : la lancha, qui est plus rapide, plus remplie en règle générale (on va pas se mentir, ils ne se prennent pas la tête avec les normes, ils prennent plus de personnes qu’il n’y a de places donc je vous laisse imaginer la traversée….chose que nous découvrirons malheureusement à notre retour), et donc en règle générale, pour les non habitués, vous êtes quasi sûrs d’être bien malades; et vous avez le ferry, plus lent. Bien évidemment, nous choisissons le ferry, de notre point de vue plus sûr et avec moins de risque de mal de mer (ou de lac ???).

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est qu’au Nicaragua, mais je pense que ça doit être pareil dans plusieurs pays d’Amérique Centrale ou latine, rien n’est jamais certain, les horaires ne sont pas précis, vous êtes rarement sûrs et certains que tout va se passer comme vous le pensez. Preuve en est avec notre retour de Corn Island où nous avons été surpris, et il en sera de même avec notre retour d’Ometepe. 

Bref, comme souvent dans ce pays, nous attendons, nous attendons l’ouverture du guichet. Nous voyons l’heure avancer, et toujours rien, ni personne, bien sûr, pour nous tenir informés. Après un long moment, en bataillant pour en savoir plus, nous apprenons que le guichet n’ouvrira pas et que le ferry que nous devions prendre ne partira pas non plus…. voilà voilà voilà, ou plutôt « Asi es Nicaragua » ! Je vous parle de cette mésaventure car ce retard va avoir des répercutions sur la suite de nos aventures sur l’île, et pour que vous soyez avertis, si vous visitez un jour le Nicaragua. Il n’y a rien de grave en soi, surtout si nous sommes au courant. La vie est comme ça dans ces pays, et tout se passe bien. Vos vacances seront réussies si, et seulement si, vous vous êtes bien préparés, et ceci en fait plus que partie ! 

Bon, nous avons quand même réussi à trouver un ferry, le dernier de la journée. Pour information, les billets du ferry, si vous êtes à pied, coûte 50 cordobas aller, par personne. Soit environ 1,5$. Une fois embarqués, l’aventure peut commencer !

Pour résumer les tarifs :

  • Entrée sur site : 1$ par Adulte
  • Prix du parking sécurisé pour 1 voiture : 70 cordobas, soit 2 $ la nuit
  • Traversée aller ferry pour un piéton : 50 cordobas, soit 1,5$

N’oubliez pas que vous pouvez également traverser avec un véhicule. Pour les tarifs et horaires , consultez le site https://ometepeislandinfo.com/es/Ferry-Horario

        Avant de me lancer dans le récit de nos aventures à Ometepe, je veux juste vous dire ce que nous avions prévu pour notre weekend : 

  • Ayant laissé la voiture au port, nous avons réservé nos moyens de locomotion sur l’île. Chose pas si facile car avec 3 enfants assez jeunes, nous avons recherché le plus adéquat, économique et aventure des moyens de transport possible. Nous avons alors trouvé : un quad et un scooter. Vous en serez plus par la suite.
  • Nous avons réservé un logement par airbnb, au sud de l’île, pour être proche de la cascade San Ramon, apparemment réputée (bien sûr, nous n’avons pas fait attention à la saison et au fait que saison sèche = pas d’eau, et qui dit pas d’eau, dit pas de cascade…). Et puis, l’île est petite, sud ou nord, on fera rapidement le tour (on en reparlera très vite !!!!! N’oublions pas que nous sommes sur une île du Nicaragua lolllll).

L’aventure peut commencer!


Une arrivée fracassante


Après un départ retardé de San Jorge, nous arrivons donc sur l´île en début de soirée. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que nous sommes en Amérique centrale, et donc le soleil se couche de bonne heure. En règle générale, la nuit tombe vers 17h30/18h. Nous avions prévu cela, et c’est pour cette raison que nous avions voulu partir vers 16h grand maximum. Ça nous laissait le temps d’arriver, de récupérer nos véhicules et d’aller à notre hébergement (enfin, c’est ce que nous nous imaginions). Du coup, nous avons pris le ferry de 16h30. Bien sûr, une demi-heure parait peu, mais c’est énorme quand c’est une demi-heure de soleil lol! Le trajet se passe super bien, il dure environ 1 heure, et nous sommes peu sur le bateau, donc nous pouvons profiter à fond, nous promener, nous détendre.

En arrivant sur l’île d’Ometepe, Elmer, la personne de la société où nous avions réservé nos véhicules nous attendait au port. Après avoir chargé nos bagages, il met Julien et les 3 filles sur le quad et m’amène sur le scooter jusqu’à leur oficina. Pour tout vous dire, leur bureau se trouve à 5/10 minutes à pied du port. Une fois arrivés, on nous présente nos véhicules, on paye, nous fournit l’équipement de sécurité. Nous faisons aussi le tour des véhicules, qui sont de très bonnes qualités. En ce qui concerne les tarifs, Julien a négocié les tarifs. Alors, le tarif pour un quad et un scooter, pour 2 jours complets, est de 120$. Nous avons aussi laissé une caution, en espèces, de 200$. Je vous laisserai à la fin de cet article le lien de tout ce que nous avons fait ! En tout cas, Elmer est une personne adorable, qui parle espagnol et anglais. Il est très réactif, si vous avez la moindre question ou le moindre doute, contactez le et il vous répondra.

C’est le moment de prendre possession de nos véhicules. 1er essai pour moi seule sur le scooter avant de prendre ma grande avec moi et partir explorer l’île … Elmer a gentiment pris peur, et a fortement conseillé à Julien de prendre les 3 filles avec lui ? Nous voilà alors partis sur les routes d’Ometepe, Julien sur son quad avec les 3 filles et moi, seule sur mon scooter. L’apprentissage est périlleux! Je n’ai jamais touché un 2 roues de ma vie avant aujourd’hui, alors la maîtrise est compliquée. Il faut apprendre à gérer la direction et la vitesse. Les routes sont en très bon état au tout début, mais la nuit tombe déjà à peine partis.

Ce qu’il faut savoir, c’est que, nous n’avions pas fait attention, et surtout pour nous, nous sommes sur une petite île et tout nous semblait proche, et nous avions réservé notre hôtel à l’autre bout de l’île !

Je roule donc à mon rythme et essaie de profiter du paysage et de cette sensation tellement merveilleuse de Liberté totale ! J’ai du mal à maîtriser totalement mon scooter et du coup à me détendre, mais je sais que j’aime ce sentiment tellement extraordinaire. Je reste concentrée sur la route, et au bout de plusieurs kilomètres, nous arrivons sur la seconde partie de l’île, où les routes ne sont plus. Nous voilà dans ce qui nous parait être une deuxième face du Nicaragua, avec des pistes, de vraies pistes (comme nous avions déjà vu ; le Nicaragua passe de routes en excellentes états à des pistes impraticables !).

Nous allons mettre plus de 3 heures pour arriver à notre hôtel, ou plutôt, à notre chambre de airbnb. Nous arrivons en pleine nuit noire, à 21h, après moultes péripéties (nous vous en parlons mieux dans la vidéo). Et là, surprise ! Nous trouvons une chambre sale, mais sale ! Des draps blancs qui sont noirs, des sanitaires n’en parlons pas.

Nous pouvons facilement nous passer de confort, mais la propreté, c’est beaucoup plus compliqué pour nous. Nous revoilà donc repartis, dans la nuit obscure, fatigués physiquement et moralement, surtout pour moi. Nous repartons, mais nous ne savons pas où aller ! Une chose est sûre, la décision est prise, sans même se consulter, nous avons pensé à la même chose : quitter une bonne fois pour toute toute cette piste et retrouver des routes beaucoup plus praticables pour un scooter. Il nous faut une heure pour quitter la piste et trouver un hôtel à 22h … et quelques hallucinations ?

Le gérant de l’hôtel est adorable, nous ouvre ses cuisines juste pour nous, nous aide à nous installer et pour nous, cette soirée vraiment particulière restera gravée à jamais dans nos mémoires. Nous nous couchons épuisés, mais l’aventure nous a excités. C’est tellement bon de sortit réellement de sa zone de confort, de se mettre en danger (pas physiquement hein !) dans nos petites habitudes et conforts.

Mais vous savez quoi ? Le reste du weekend ne se passera pas comme prévu non plus !


A chaque jour suffit sa peine


Dès le réveil, je savais qu’une chose n’allait pas. Effectivement, Julien se réveille malade. Bon, pour nous, il s’agit d’une indigestion car la veille, comme vous le savez, nous avions eu pas mal de péripéties, la fatigue, le stress, le dîner à pas d’heure, une bière bien fraîche en arrivant, et couchés dans la foulée. Nous demandons un remède, on dirait que ça commence à passer. Mais c’est très mal nous connaitre ! Quand nous faisons quelque chose, nous ne le faisons pas à moitié, y compris être malade pendant notre seul jour complet sur une île tellement extraordinaire que celle d’Ometepe.

Julien va être malade toute la journée, à un point inimaginable. Nous tentons une sortie à Ojo de Agua, un endroit où je rêvais d’aller depuis plusieurs mois ! Nous devions y aller dès le matin pour ne pas avoir trop de monde et profiter de cet endroit magique juste entre nous 5. Mais la vie en a décidé autrement. Julien se tente donc la sortie dans l’après midi. Nous arrivons là bas rapidement. En plus, vous savez quoi ? Je commence enfin à maîtriser un peu mieux mon scooter et j’adore vraiment ça ! Par contre, pas de surprise. Nous sommes samedi, après midi, et Ojo de Agua est blindé de monde malheureusement.

Ojo de Agua, c’est une piscine naturelle absolument magique. L’eau y est transparente, fraiche, entourée de nature comme je l’aime. De quoi faire des photos de fou, quand on vient ici en semaine et sans personne !

Bon, voyons le bon côté des choses ! Julien est de toute façon tellement malade, à être couché tout le temps, à laisser son souvenir dans ces eaux naturelles (oui je sais, je suis poétique lool !). Nous ne profitons pas vraiment du moment. On va dire que nous l’aurons vu, mais nous n’avons pas profité. Maintenant, pour tous ceux qui se posent la question, oui, allez-y ! Si vous allez sur l’île d’Ometepe, il faut vous rendre à Ojo de Agua, c’est un passage obligé. Mais choisissez votre moment, sinon vous ne profiterez pas du tout des lieux. Il parait que nous pouvons aussi y faire une petite randonnée. Vous comprendrez que je n’ai pu vérifier cette information. Pour vous rendre sur ce site, vous devez payer 5$. Vous avez de la restauration sur place. Bref, que vous y passiez une heure ou la journée, faites vous plaisir. Mais, je me répète mais c’est trop important, cet endroit s’est énormément développé et est devenu du coup très touristique. Je préfère insister sur ce fait car on est jamais trop informé et quand nous sommes en voyage, le mieux est de se planter le moins souvent.

Par contre, sur la route du retour, nous avons rencontré des singes ! Et ça, c’est extraordinaire. Ils étaient là bien avant que les lieux ne soient envahis par les humains et essaient de profiter du peu de nature qu’il leur reste. Du coup, nous les voyons du bord de la route, habitués à nous. C’est un vrai plaisir de les voir s’amuser entre eux, même s’il est difficile de voir leur habitat naturel diminuer de plus en plus.

Après cette petite pause, nous voilà de retour et la galère continue. L’état de Julien empire. Arrive le moment fatidique où nous n’avons d’autres choix que de se rendre à l’évidence, c’est à dire, trouver un médecin d’urgence. Heureusement, notre hôte est vraiment adorable. C’est dans ces moments là que nous nous rendons compte qu’ici, en Amérique Centrale, les gens sont vraiment dans le service, car croyez-moi, ce qui va se passer par la suite, vous ne le verrez pas en France !

Nous voilà donc un samedi soir, à 20h ou plus, je ne sais plus, en train de chercher un médecin. Heureusement, le gérant de notre hôtel nous aide. Il passe une bonne heure à essayer de joindre un docteur. Une fois le docteur ici, il examine Julien. Diagnostic : Infection intestinale !

Antibiotiques, piqûre et je ne sais plus quoi d’autres. Bon, maintenant, il faut s’organiser. Le médecin propose de rester à attendre à l’hôtel le temps que j’aille chercher les médicaments pour faire la piqûre à Julien. Déjà, je ne m’attendais pas à ça ! Deuxième étape, trouver une pharmacie ouverte et s’y rendre. N’oubliez pas : il fait nuit noire, plus de 21 heures, je suis en scooter, pas de téléphone. Autant dire que je ne suis pas franchement rassurée de prendre mon scooter en pleine nuit, seule, sans savoir vraiment où aller, et sans téléphone au cas où ! Encore une fois, je vais être très agréablement surprise par la gentillesse de nos hôtes. Le frère de notre hôte se propose de m’accompagner pour aller à la pharmacie. Le voilà donc qui conduit mon scooter, moi derrière, et direction la pharmacie. Quand je vois l’ordonnance, j’ai peur du prix. Et là, les surprises continuent (bon il faut savoir qu’ils vont se tromper sur un médicament que je devrais retourner mais bon, nous sommes au Nicaragua quand même hein looollllll). Je paie 7$ ! De retour à l’hôtel, le docteur fait sa piqûre magique à Julien et le moment fatidique de payer arrive : 100 cordobas !!!!! Non, vous ne rêvez pas, même pas 3$, du jamais vu !

La nuit va du coup se passer beaucoup plus calmement.

Le lendemain, jour du départ. Nous avons voulu faire au moins une chose de vraiment sympa de notre weekend, alors nous voilà partis profiter de notre matinée, à la finca de chocolate.

Il s’agit d’un endroit tellement calme, inspirant. Pour y aller, il vaut mieux laisser nos véhicules avant la mini randonnée (sauf si vous avez un 4×4), et vous finissez le chemin à pied. Le chemin est très sympa, au milieu des arbres qui longent le lac. Quand nous arrivons, nous avons un magnifique point de vue sur le lac de Managua. Nous dégustons de délicieux smoothies chocolats, mais attention, avec du chocolat produit dans cette finca. Nous nous sommes régalés ! Et attention, je veux le signaler car l’effort en vaut la chandelle, les pailles sont en bambou !

Nous profitons du calme, de la zénitude des lieux (pas sûre que ce soit bien français lol), de ce sentiment de plénitude qui me fait vraiment du bien surtout après un tel we.

Mais toute bonne chose a une fin, il est temps pour nous de rentrer car le ferry nous attend dans l’après-midi pour rentrer. Nous retournons donc à nos véhicules, nous rentrons pour charger et là, nouvelle surprise ! Nous nous rendons compte que, pendant que nous étions à la finca de chocolat, nous nous sommes fait volés dans le scooter nos claquettes ! Bon, c’est pas grave en soi, mais c’est le pompon du week-end !

Enfin, une fois chargés, nous repartons direction Moyogalpa pour reprendre le ferry. Nous faisons une halte sur la route à la pointe de Jésus Maria, qui nous a été conseillé. C’est une pointe de l’île, ou ça fait comme un ponton en sable naturelle qui se jette dans l’eau. Le genre d’endroit que j’adore !!!! Bon, nous trouvons facilement, et là, grosse déception !!!! Pour arriver à cette pointe qui se jette dans l’eau, on doit en fait traverser à pied toute une zone de plages et restaurants bondés de touristes et de locaux. Cette pointe n’est pas du tout déserte, elle se trouve juste après tous ces restos, et pour tout vous dire, il n’y a vraiment rien d’exceptionnel. En photo, bien travaillée, on peut y croire mais je n’ai trouvé aucune magie en ces lieux.

Nous continuons donc notre route pour rentrer. Je profite de mes derniers instants sur mon scooter, toujours ce sentiment de liberté. Une fois rendus nos véhicules, c’est le moment de reprendre le ferry pour rentrer.

Et là, c’est le drame lol ! Tout d’abord, c’est la débandade au niveau de l’achat des billets. Un monde pas possible, et surtout, les gens bousculent, ne respectent pas l’espace vital de survie (c’est vrai quoi, ça n’est pas parce que les gens nous montent dessus que ça va avancer plus vite !). On nous bouscule, nous passe devant, bref l’enfer.

Et c’est pas fini ! En fait, il y a beaucoup plus de monde sur ce ferry que de place. Résultat, nous sommes tassés comme du bétail. Je ne peux pas vous décrire ce que nous ressentons. Nous avons la bonne idée cette fois de nous mettre complètement en haut, à l’air libre, assis sur un banc sur le côté. Mais les gens ne respectent rien. Imaginez tout ce monde, les uns sur les autres. Des personnes sont des enfants assis par terre, partout où on peut trouver un espace. Et il y a toujours des imbéciles ( je dis ça pour rester polie mais ce que je pense est tellement plus fort et impoli !) pour bouger, se promener, embêter son monde alors que ce n’est juste pas possible…. bref, dans ces moments là, on ferme les yeux, on prend son souffle et on prend surtout sur soi pour rester calme. En plus, pour couronner le tout, nous avons eu une traversée mouvementée, beaucoup de vagues, et donc de mal de mer.


J’avoue que j’avais une autre idée de ce weekend, et surtout de la découverte de cette île. Je l’attendais avec tellement d’impatience. Et il faut reconnaître que rien ne s’est passé comme on le pensait. Nous n’avons presque rien vu, alors que croyez-moi, il y en a des choses à découvrir sur cette île. Si vous allez au Nicaragua, n’hésitez pas une seconde, allez sur l’île d’Ometepe, et s’il vous plait, venez nous raconter ce que nous n’avons pas pu faire! Par contre, je ne regrette rien pour autant. Nous avons aperçu et touché du doigt cette île et son atmosphère tellement particulière. 

Je vous laisse les liens des endroits que nous avons fait, tels que le ferry, la location de scooters et quads, Ojo de Agua, la finca de chocolate et notre hôtel.

 

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